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Culture / Japon - Novembre 2025

Ishiko et Aneo dans la cour des grands (série japonaise, 2022)

Résumé

Ishiko est l'assistante juridique de son père dans un petit cabinet d'avocat qui engage Aneo, nouvellement diplômé du barreau qui découvre la pratique et se confronte aux interventions intempestives d'Ishiko.

Ishiko et Aneo dans la cour des grands - Titre original : 石子と羽男-そんなコトで訴えます? (Ishiko to Haneo -Sonna Koto de Uttaemasu / Ishiko et Haneo - C'est pour cela que je porte plainte) ; Scénario : Masafumi Nishida ; Réalisation : Ayuko Tsukahara, Takeyoshi Yamamoto ; Production : Junko Arai production ; Musique : Masahiro Tokuda ; Avec : Arimura Kasumi, Nakamura Tomoya, Akaso Eiji, Issey Ogata, Oideyasu Oda, Sada Masashi, Tanaka Tetsushi, Miyano Mamoru, Nukumi Meru, Jiro [Sissone], Moro Ikuya, Sakurai Hijiri, Ishimaru Nanami, Nagaoka Takuya, Yamamoto Mirai, Morishita Yoshiyuki ; 10 épisodes de 45 minutes.

Ces séries japonaises sur Netflix sont une bonne surprise, par rapport aux séries coréennes qui abusent d'histoires interminables, comme je le signalais le mois dernier avec Nothing Undercover.

La jeune Ishiko travaille comme assistante juridique dans un petit cabinet d'avocats plus ou moins bien géré par son père qu'elle pousse à être plus professionnel. Ils accueillent une nouvelle recrue dans le cabinet, le tout aussi jeune Haneo, qui doit s'adapter aux interventions intempestives d'Ishiko. Un intérêt de la série est qu'ils traitent de petites affaires, contrairement au titre (avec des complications quand même). Comme les séries juridiques coréennes, les séries japonaises présentent un système juridique japonais procédurier, pire que celui des Américains.

Intérêt et incertitudes des cultures différentes, parfois, on se demande si le but est comique ou si c'est le comportement normal des Japonais, avec des interactions bizarres et des silences, outre la tendance à toujours s'excuser.

Ishiko et Aneo dans la cour des grands appartient au type de séries juridiques didactiques (avec parfois des flashbacks explicatifs inutiles), qui laissent toutefois pendante la question du réalisme culturel effectif. Mais, contrairement à de nombreuses séries coréennes, cette série possède un rythme assez rapide et des affaires rondement menées pour chaque épisode, avec pourtant un fil conducteur. On pourrait lui reprocher la facilité scénaristique récurrente actuelle de faire des enquêtes qui concernent souvent directement ou indirectement les avocats eux-mêmes. Cela ne devrait pas être forcément nécessaire pour susciter un intérêt.

Au-delà du formalisme culturel japonais omniprésent, les personnages du cabinet et des affaires traitées sont très vivants et attirent la sympathie. Le réalisme provient sans doute de l'absence de gravité excessive des affaires qui donne un tour moins inutilement dramatique, contrairement à l'habitude des fictions actuelles (qui abusent des tueurs en série ou de la surenchère gore au point d'en être lassantes). Il en découle d'ailleurs une impression de plus grande subtilité dans le traitement juridique lui-même. C'est une bonne démonstration qu'on peut obtenir de très bons résultats sans esbroufe.

Jacques Bolo

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