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Un escroc inutilement cruel, YAMANAKA Harrison, qui aime tuer à la chasse... et dans la vie, monte des coups très élaborés avec son équipe. Ils ruinent des investisseurs immobiliers. Harrison recrute bizarrement un jeune homme, TSUJIMOTO Takumi, qui a été lui-même victime d'une escroquerie du même genre. Côté police, un vieil enquêteur, SHIMOMURA sur le point de prendre sa retraite, se voit attribué une jeune policière KURAMOCHI à former à la lutte contre cette sorte de délinquance.
Le premier coup réussit sur une maison en déshérence, grâce à l'équipe d'imposteurs, faux agents immobiliers et faux vieux propriétaire. La police qui enquête cherche à remonter le peu de traces laissées par les malfaiteurs.
Les escrocs montent une seconde arnaque, encore plus importante, de 100 milliards de yens (5 millions d'euros), en visant une grosse entreprise, mais la police se rapproche. Les enquêteurs se méfient aussi de leur hiérarchie.
Outre la question omniprésente de la corruption ou des accommodements douteux de la justice et de la police pour ne pas faire de vagues, le monde des affaires trop concurrentiel incite les salary men japonais à des imprudences qui leur seront fatales. On se demande quand même comment fonctionne réellement le système juridique nippon qui valide ou invalide les titres de propriété a posteriori.
Le personnage du chef des escrocs, cruel, mais philosophe, ou le désir pourtant évident de se venger du jeune Takumi laisse un peu perplexe sur la cohérence de la série. Elle me paraît quand même relever d'une sorte de fable moraliste, sur un principe d'illeurs similaire à celui selon lequel semble fonctionner le système judiciaire japonais.
Sinon, la série en elle-même est très réussie dans la construction de l'intrigue, la sophistication des arnaques et le jeu des acteurs. Les interprètes des personnages principaux et secondaires sont vraiment talentueux.
Jacques Bolo
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